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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 23 avril 2006

Du temps de mes années crédules

Du temps où j’étais un enfant

Je croyais que les libellules

C’étaient des fées allant dansant

Je croyais quand on dit je t’aime

Que c’était pour l’éternité

Que la vie était un poème

Pour l’amour qui ne meurt jamais

Je souriais de voir sourire

Dans les yeux couleur lazuli

Les cœurs assoiffés qui respirent

Sur les crêtes de l’infini

Quand tes mains s’emmêlaient aux miennes

Et que nos souffles se trouvaient

C’était un serment sans blasphème

La nuit des enfants qui s’aimaient

Amour à mort la vie s’enfuie

Amour à mort sous l’ordre gris

Sous les ciels de désespérances

Amour à mort allez viens Danse

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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