Présentation

Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

Images Aléatoires

Album photos

Recherche

Calendrier

Mars 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Dimanche 25 mars 2007

Sur la montagne sombre où se dresse la Croix , le cri du Christ mourant apostrophe le Ciel !

Eli, Eli lamma sabacthani !

Comme le fils du Père

Encloué sur deux bois

Sanglote une prière

Qui fait trembler la croix,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

Comme l’enfant violé

Abandonné des anges

Quand le rêve immolé

Va mourir dans la fange,

Comme la mère bannie

A l’heure où elle enfante

Sent périr son petit

Dans le creux de son ventre,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

Comme l’homme torturé

Pour quelques pièces d’or

Comme l’homme bafoué

Que l’on tue sans remord,

Comme la liberté

Entravée par la haine

Quand la langue coupée

Ne peux plus dire je t’aime,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

Laissez venir à vous

Les enfants innocents

Laissez venir à vous 

La honte et la misère

Laissez venir à vous

Les larmes et puis le sang

Laissez venir à vous

Les pleurs de la terre.

Le chemin d’abandon  

Dans l’odeur des jasmins

Et sous les oliviers  

Où l’oiseau chante encor

La douleur de l’esprit  

Qui invoque demain,

Quand s’éteint la lumière  

Et que pleurent les ombres,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

Comme le fils du Père

Encloué sur deux bois

Sanglote une prière

Qui fait trembler la croix,

Quand se voile la voix

Se ferme la paupière,

J’implore et je supplie,

Eli, Eli, Eli, lamma sabacthani ?

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Jeudi 22 mars 2007

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 mars 2007

Petite Bd que j'ai faite grâce à l'aide de Richard ( voir lien Histoire de voir )

Episode numéro 1: LA MISSION

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 mars 2007

Il a sourit au clair matin

Dans une gerbe de lumière

Déposant sur l’herbe mouillée

L’éclat d’or des fleurs premières

Le beau printemps qui s’en revient.

C'est le printemps viens-t'en Pâquette
Te promener au bois joli
Les poules dans la cour caquètent
L'aube au ciel fait de roses plis
L'amour chemine à ta conquête

Mars et Vénus sont revenus
Ils s'embrassent à bouches folles
Devant des sites ingénus
Où sous les roses qui feuillolent
De beaux dieux roses dansent nus

Viens ma tendresse est la régente
De la floraison qui paraît
La nature est belle et touchante
Pan sifflote dans la forêt
Les grenouilles humides chantent

Apollinaire in la chanson du mal aimé

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Samedi 10 mars 2007

Ma petite maison

Au creux d’un vallon,

Posée sur l’humide, des mousses.

Tu es venue chez moi,

Tu as posée ta pousse,

Petit coquelicot,

Tu pousses.

Mon petit poucet

Lovée dans mon lit,

Sur mon cou s’blottit,

Ta frimousse.

La flamme vacille,

Tu ris et je viens,

Tu viens et je pousse.

L’amour s’émoustille,

Tes lèvres si douces,

Ouvrent le chemin

D’un peu d’paradis,

Tes grands yeux sourient,

C’est déjà demain.

Ma petite maison

Au creux d’un vallon,

Posée sur l’humide, des mousses.

Reste encore un peu,

Nous feront du feu,

Petit coquelicot,

Pour que l’amour pousse.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
création de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus