Présentation

Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

Images Aléatoires

Album photos

Recherche

Calendrier

Mars 2006
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Dimanche 26 mars 2006

D'aprés photo de: E. Colonnier/ccas

A Monsieur le Marquis Dominique Galouzeau de Villepin, premier ministre de France, en l’an 2006.

Ce petit amusement en vers aux pieds libres !

Nous pensions ces temps révolus

Où un marquis de haut lignage

D’un paraphe élégant s’avisa

De remettre au goût du jour

Les Chaînes Pour Entraver

Si nous prîmes la bastille

Le roi la reine et les prélats

Et le droit d’embrasser vos filles

Ce n’est point marquis pour en finir là

Si la commune à Paris hélas péri

Sous le feu de plomb de Versailles

Vos ancêtres furent ils de la bataille

Pour forger avec le fer du canon

Les Chaînes Pour Entraver

En trente six quand mourrait l’Espagne

En France les poings se levaient

Pour encore une fois refuser

Les Chaînes Pour Entraver

Quand fleurissaient les fleurs de Mai

Dans les fumés des barricades

C’était Monseigneur pour briser

Les Chaînes Pour Entraver

Marquis la France n’est point votre

Elle est au peuple aux gens des rues

A ceux qui souffrent à tous les autres

Qui pour la liberté se sont battus

Pour abolir à tout jamais

Les Chaînes Pour Entraver !

D'aprés photo de: P. Leclerc/ccas

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Samedi 25 mars 2006

Quand s’affolent les guitares

 

Le rire éclatant des filles

 

Ma main glisse sur tes reins

 

Tes yeux dansent dans les miens

 

Tes yeux dansant comme une flamme

 

Il est tard viens

 

Viens oublions le monde

 

Les mots qui pleurent en rondes

 

Toi

 

Moi

 

Nous

 

Dans le souffle de nos désirs

 

Dans le sable et dans le vent

 

Quand renaît le rouge et le noir

 

La lumière des amants

 

Sur nos peaux tremble le soir

 

Amante de tous les vertiges

 

Nos coeurs dans l’instant se figent

 

Alors je t’aime infiniment

 

Amour amour des nuits serments

 

Sous la caresse mouillée de nos langues

 

Le corps s’émeut l’âme frissonne

 

Comme une Lave déferlante

 

La fièvre des noces de chairs

 

Embrase nos vieux oripeaux

 

Amour la mort qui nous regarde

 

Veut voler l’or de nos yeux

 

Amour

 

Embrassons nous encore !

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Lundi 20 mars 2006

Comme un amour

 

Comme une peine

 

Comme un non-dit

 

Qui dit je t’aime

 

 

Passe la vie passe le rêve

 

Le jour de gris le jour de trêve

 

Passe l’ennui

 

L’amour qui crève

 

 

C’est le bonheur des hirondelles

 

C’est le sourire comme deux ailes

 

C’est  le visage qui s’enfuit

 

Et puis c’est l’autre qui s’éprend d’elle

 

 

Revient tristesse

 

Les longues nuits

 

Perdu l’ivresse perdu l’envie

 

Perdu le cœur perdu les larmes

 

Et la prière comme un cri

 

 

Allez allez les beaux nuages

 

Allez allez l’ombre et l’orage

 

Allez allez je vais pleurer

 

Comme un enfant sur une image

 

 

Réveille toi tu trembles encor

 

Réveille toi lave ton corps

 

Reprend l’essor reprend la vie

 

Pour sourire une fois encore

 

Pour aimer dans une autre vie

 

Arpèges et fureurs pour un corps

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Samedi 18 mars 2006

LOGOS 5

« Les problèmes philosophiques reprennent aujourd’hui presque de toutes pièces la même forme qu’il y a deux mille ans »  NIETZSCHE. In Humain trop humain.

Quid de la Technique ? Qu’a-t-elle résolu ? Et la science qui devait dire l’avenir radieux ? La terre sacrifiée, Mère agonisante, Je pleure avec toi « Epouse du ciel étoilé «. ! La cité de demain gonfle ses purulences comme une tumeur maligne. Dès tours de béton et de verre, sémaphores aveugles, en de savantes équations, les maîtres du monde règlent nos destins !

 

Ô FRA !

La ville « capitale » devient lenjeu de combats fratricides.

Le père impuissant devant les fureurs de sa descendance, feint den être le manipulateur.

Ô pouvoir ! Ô peu de chose !

Délitement du trône. Qui tient le sceptre ? Qui tient lépée ?

Lhydre sétrangle elle-même. Exergue du basculement.

Le centre tout à ses certitudes, tente encore de tenir ses périphéries, sagitant dans de vaines postures.

La Loi est arrivée à son terme. Les bois de justices craquent.

Alors Ils crient. Justice ! Justice !

La morale a atteint ses limites. Vice et Vertu forniquent sans vergogne.

_________________________Morale ! Morale !

Les armes se fourbissent. Les trames des complots, des  révoltes, des combats, se tissent.

__________________________Paix ! Paix !

Les cyber-réseaux communicants, répandent aux quatre coins des systèmes, les virus de la dé-composition.

______________________Fraternité ! Fraternité !

Comme le ressac dune grande marée, lEsprit dans un inspir immense se retire du manifesté.

Le monde se livre aux forces de lexistant.

Alors ils crient. LEsprit est parmis nous 

__________________________Vivant ! Vivant !

Les autels de sacrifices se dressent

Les idoles parées dor et de pourpre

Offices de fer de feu de sang.

Quel Trône !? Quel sceptre !? Quelle épée !?

Leurs langues tranchées crieront elles, gloire ! Gloire !

Est-ce lagneau qui gît dans le sang de linnocence, ou le boucher qui gît dans le sang du crime ?

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Vendredi 17 mars 2006

Ils étaient issus de tous les peuples d’Europe, ils avaient combattus tous les fascismes du début du 20° siècle. Alors que le vieil occident pliait sous la griffe d’acier  du maître de Bertchesgaden, et de ses missi dominici, gestapo, waffen SS, milices collaborationnistes…Des hommes courageux, déterminés, dotés d’une haute conscience politique et morale, avaient décidés de combattre de l’intérieur la «  bête immonde » qui prétendait asservir par tous les moyens, les consciences et la liberté. Parmis d’autre, la MOI (Main d’œuvre ouvrière immigrée), intégrée aux FTP (Francs tireurs partisans) était de ceux là. L’Affiche Rouge, est l’affiche que les Nazis  placardèrent à Paris et en France en février 1944, elle annonçait qu’un groupe de terroristes, apatrides et sanguinaires avait été arrêté et exécuté. Ce groupe dirigé par Missak Manouchian, était l’un des meilleurs de la MOI, les Nazis organisèrent alors une énorme campagne de propagande, qui dénonçait les tueurs apatrides et dont le but était de discréditer l’ensemble de la résistance. L’Affiche rouge, outrageusement honteuse, raciste, manipulatrice, fut la pièce essentielle de cette propagande nazie.

 

Le texte d’Aragon in le Roman inachevé (1956)  sur une musique de Ferré, rend hommage au groupe Manouchian et aux combattants de la Liberté.

 

 

LAFFICHE ROUGE

 

 

Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander