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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 25 février 2007

Je mets en ligne quelques poèmes extraits d’un recueil que je n’en fini pas de finir, et dont le titre est ou sera « Oniriques », voici le premier. Ces poèmes sont en fait la transposition de rêves.

J’ai tué des gens par centaines

Lors des rafles nocturnes ont tiraient sur les hommes au galop

Comme chevaux dans la nuit brune

J’ai dégueulé de honte de rage sur ces pavés d’un autre monde

Les corps se cassaient en deux

Les corps explosaient misérablement

Mes viscères me montaient à la tête

Je ne voyais plus qu’un  amas de chairs sanglantes

Et toi Bruce tu souriais si beau

Ô bien trop beau

Toi Bruce tu étais insouciant tu t’en foutais tu étais ailleurs

Ton regard était ailleurs

Ô Bruce

Ô Bruce bien trop loin

Les couleurs libérées crépitaient pleines d’ivresses

Les couleurs assaillaient mes nerfs

Mon souffle s’épuisait

Mon corps craquait

Mon esprit dégoulinait sur mon corps

Je foutais le camp

Je t’appelais

Bruce Bruce Bruce

Ô Bruce bien trop loin

Tu étais tout à toi

Je crevais les lumières à coups de poings

J’avalais des tonnes d’inconsistances que je recrachais

Sur ce que l’on m’avait appris

Je filais à mille idées secondes derrière toi

Je voulais tout voir mais mon œil synoptique

Devenait aveugle

Mon cerveau s’oxydait

Je ne pouvais plus rien

Je devenais la proie du vide

Toi Bruce tu filais toujours tu t’en foutais

Ô Bruce déjà à l’infini

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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