Je mets en ligne quelques poèmes extraits d’un recueil que je n’en fini pas de finir, et dont le titre est ou sera « Oniriques », voici le premier. Ces poèmes sont en fait la transposition de rêves.

J’ai tué des gens par centaines
Lors des rafles nocturnes ont tiraient sur les hommes au galop
Comme chevaux dans la nuit brune
J’ai dégueulé de honte de rage sur ces pavés d’un autre monde
Les corps se cassaient en deux
Les corps explosaient misérablement
Mes viscères me montaient à la tête
Je ne voyais plus qu’un amas de chairs sanglantes
Et toi Bruce tu souriais si beau
Ô bien trop beau
Toi Bruce tu étais insouciant tu t’en foutais tu étais ailleurs
Ton regard était ailleurs
Ô Bruce
Ô Bruce bien trop loin
Les couleurs libérées crépitaient pleines d’ivresses
Les couleurs assaillaient mes nerfs
Mon souffle s’épuisait
Mon corps craquait
Mon esprit dégoulinait sur mon corps
Je foutais le camp
Je t’appelais
Bruce Bruce Bruce
Ô Bruce bien trop loin
Tu étais tout à toi
Je crevais les lumières à coups de poings
J’avalais des tonnes d’inconsistances que je recrachais
Sur ce que l’on m’avait appris
Je filais à mille idées secondes derrière toi
Je voulais tout voir mais mon œil synoptique
Devenait aveugle
Mon cerveau s’oxydait
Je ne pouvais plus rien
Je devenais la proie du vide
Toi Bruce tu filais toujours tu t’en foutais
Ô Bruce déjà à l’infini
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