Tu es devenue l’envers d’un bien pâle décor
Tes couleurs ont fondues aux eaux sales du temps
Sur notre amour passé ton ombre qui s’étend
Eteint les derniers feux qui agitèrent nos corps
Et je suis devenu cette ombre de ton ombre
Dans le froid silencieux de deux cœurs qui se glacent
Se regardant sans rêves et chacun à sa place
Oublieux de l’oubli des mémoires qui sombrent
Oublieux des printemps où les lumières font l’ombre
Nos ombres d’aujourd’hui sont celles de la nuit
D’une nuit sans parfums sans étoiles et sans vie
D’une vie qui se perd dans des lambeaux d’oubli
D’une flamme tremblante qui vacille et succombe
D’un amour qui trébuche qui se meurt et qui tombe…
ajouter un commentaire commentaires (22) créer un trackback recommander
Commentaires