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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Jeudi 4 janvier 2007

Ce poème, pour Crépusculine, qui l’inspira.

 

Il avait dans l’œil noir, la flamme ensorcelante

Qui disait dans le soir les visions envoûtantes,

Les ombres de l’enfer, les feux du paradis,

Son regard miroir des mirages enfuis.

Le charmeur de naja à la flûte enchantée,

Brisait les portes closes sur des mondes inventés,

L’amour se dessinait en arabesques folles

Sous des cieux d’étincelles, où les âmes enivrées

Comme de grands oiseaux élançaient leurs envols.

De sa flûte magique, les arpèges rieurs

Faisaient pleurer les fauves tapis en leurs tanières,

Soupirer les étoiles et gémir les fleurs,

Dans le temps suspendu d’une unique prière.

Alors, à l’instant même où l’Uraeus sacré

Se dresse vers le ciel suppliant la lumière,

Le chant de l’Ibis blanc qui monte des vallées,

Posant le sceau du dieu sur les eaux de la terre,

Le charmeur de serpent se fige en son mystère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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