
Ce poème, pour Crépusculine, qui l’inspira.
Il avait dans l’œil noir, la flamme ensorcelante
Qui disait dans le soir les visions envoûtantes,
Les ombres de l’enfer, les feux du paradis,
Son regard miroir des mirages enfuis.
Le charmeur de naja à la flûte enchantée,
Brisait les portes closes sur des mondes inventés,
L’amour se dessinait en arabesques folles
Sous des cieux d’étincelles, où les âmes enivrées
Comme de grands oiseaux élançaient leurs envols.
De sa flûte magique, les arpèges rieurs
Faisaient pleurer les fauves tapis en leurs tanières,
Soupirer les étoiles et gémir les fleurs,
Dans le temps suspendu d’une unique prière.
Alors, à l’instant même où l’Uraeus sacré
Se dresse vers le ciel suppliant la lumière,
Le chant de l’Ibis blanc qui monte des vallées,
Posant le sceau du dieu sur les eaux de la terre,
Le charmeur de serpent se fige en son mystère.
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