
J’ai crevé l’abcès de l’absence
Le c’est moi qui hallucine
Mémoire qui décline
En ligne courbes l’infini
J’ai pensé la rudesse des choses
L’instant posé qui se transpose
En page que fige le temps
Amour vos baisers florilèges
Ont l’acidité du bonbon
L’aveuglante pâleur des neiges
La grâce des fleurs en boutons
Les bras en croix sur l’anathème
Les rêves mouillés de je t’aime
L’ardeur cinglante des garçons
L’entre deux gins sans glaçons
Tu perds la rive et sous les eaux
Tu dis le baiser à l’ondine
La fée poisson au cri d’oiseau
Dans les nuances bleues marine
J’ai crevé l’abcès de l’absence
L’âme voguant aux confluences.
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