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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Samedi 21 janvier 2006

Es tu la Rose Mystique

Ange qui entrouvre les cieux

Es tu la muse lyrique

Vestale gardienne du feu

Tu sais la parole sacrée

Que tous les fous tous les prophètes

Aux marges des humanités

Hurlèrent aux raisons bien faites

Tu es le blanc et puis le bleu

Et la Madone et puis lArchange

Epouse et soeur et mère des anges

Féconde des âges radieux

Ton front est ceint du diadème

Dor de diamant et daméthyste

Dans ta main est la fleur du ciste

Reine qui vainc les anathèmes

Soeur de Circé la magicienne

tu seras ma fée marraine

Au creux de ta main souveraine

je boirais leau de mon baptême

Alors ailleurs et autrement

Je deviendrais ton frère amant

De nos deux âmes entremêlées

Naîtra lesprit dUnicité.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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