Présentation

Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

Images Aléatoires

Album photos

Recherche

Calendrier

Janvier 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Jeudi 25 janvier 2007

Jean Venturini (1921-1940). Poète Corse expatrié au Maroc, mort à 19 ans en 1940 dans un sous marin au large de Casablanca. Son unique recueil « Outlines », parut en novembre 1939 à Casablanca annonçait un grand poète. Cité par Pierre Seghers dans son « Livre d’or de la poésie Française des origines à 1940 »

SANG

Dans mes veines ce n’est pas du sang qui

coule, c’est l’eau, l’eau amère des océans

houleux…

Des bonaces, des jours pleins gonflent

ma poitrine, préludes aux blancs vertiges

des ouragans…

Des poulpes étirent la soie crissante de

leurs doigts et leurs yeux illunés clignotent

par mes yeux…

Des galions pourris d’or, des mâts, des

éperons de fer passent en tumulte dans

des marées énormes…

Tous les anneaux mystiques jetés aux

lagunes adriatiques, je les ai pour les donner

à celle que j’aime…

J’ai des ressacs mugissants dans mes mains

aux heures d’amour…

Et trop souvent j’étreins d’irréelles écumes

blanches qui fuient sous mon désir de chair…

Outlines)

NB: J'aimerais bien me procurer le recueil de Jean Venturini mais il semble introuvable, si quelqu'un a une piste merci de me l'indiquer.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (14)    créer un trackback recommander
Dimanche 21 janvier 2007

Tu veux connaître le mystère

Le cœur qui saigne sur la pierre

Et cette couronne d’or pâle

Qui ceint le front de l’idéal.

As-tu dans les nuits de détresse

Maudit le dieu qui te fit naître

As-tu prié les jours de liesses

Le dieu qui te fera renaître ?

Les soirs de ciels sans étoiles

Aux portes des cités maudites

Quand meurt l’innocence en ses voiles

As-tu pris la voie interdite ?

As-tu eu l’amour abandon

Celui qui oublie le désir

La paix des anges et le pardon

Des chairs mourantes de gémir ?

Allez vieux frère éclos tes yeux

Et que pleure la rose trémière

Elle se fanera la première

Le paradis n’est pas des cieux.

Et l’enfer n’est pas de la terre

Ecoute le fracas du temps

Lorsque s’épousent ombres et lumières

Dans des noces d’ors et de sangs !

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Lundi 15 janvier 2007

Paroles des arcanes d’Hermès
Ἑρμᾶς

 

« Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; par ces choses se font les miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses sont et proviennent d'un, par la méditation d'un, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique par adaptation. Le Soleil en est le père, et la Lune la mère. Le vent l'a porté dans son ventre. La terre est sa nourrice et son réceptacle. Le Père de tout, le Télesme du monde universel est ici. Sa force ou puissance est entière si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l'épais, doucement avec grande industrie. Il monte de la terre et descend du ciel, et reçoit la force des choses supérieures et des choses inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire du monde, et toute obscurité s'enfuira de toi. C'est la force, forte de toute force, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide. Ainsi, le monde a été créé. De cela sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen est ici donné. C'est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie universelle. Ce que j'ai dit de l’œuvre solaire est complet. « 

 

Traduction de Fulcanelli

 

…De cette Ile fantasmatique Rocher propitiatoire que nul  Sacrifice n’apaise Table d’or de l’Arche qui se dévoile et disparaît Médée dit-on la visita Circée en fit son apanage Et moi dans un retour que j’ai cru vouloir Je bois l’amère liqueur des Magiciennes Que le Trismégiste lui même distilla…   Aïmalun.

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Vendredi 12 janvier 2007

J'ai fais un clip vidéo que j'ai mis sur Daily. Sur le plan technique c'est hasardeux, le but est simplement de passer une émotion, merci de me donner votre avis.( La chanson du clip, Lonesome Town par Ricky Nelson )

Cliquez sur le lien!

http://www.dailymotion.com/jbfg/video/xywly_fuite

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Mercredi 10 janvier 2007
par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Blog : Paranormal sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus