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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

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Dimanche 29 janvier 2006

Un accord de guitare

Pleure mille sanglots

Je croise ton regard

Sur un air fandango

Et déjà je te veux

Et déjà tu menflammes

La braise de tes yeux

Fait vaciller mon âme

Je lirai dans ta main

Les amours de bohême

Je lirai sur ton sein

Linterdit du je taime

Tes parfums qui chavirent

Mon ventre sur le tien

L’éclat de ton sourire

Ta bouche qui me tient

Et dans le feu des corps

Quand le plaisir se tord

Que se brûlent les draps

Je naimerai que toi

Un accord de guitare

Pleure mille sanglots

Je taimerai sans fard

Sous loblique et le beau

Lorsque les reins se cambrent

Que jaillit le désir

Tes yeux qui virent à lambre

Et que je crois mourir

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Samedi 28 janvier 2006

Dans le ventre sont les larmes

Fécondes de nos douleurs

Amour arrête de gémir

La nuit s’etale sur les saules

Dans le ventre sont les peurs

Enfanteresses de nos songes

Sourires des femmes qui sont mortes

Comme des dents mordant les peaux

La nuit faisant claquer leurs os

Dans le ventre sont les désirs

Chancres enfiévrés qui me consument

La nuit force les portes closes

Où dorment les lits de dentelles

Les femmes nues les femmes belles

Tous les hommes morts au combat

Dans le ventre sont les fleuves

Charrieurs des rêves remisés

La nuit vers les chairs défaites

Plonge comme sur une proie

Amour arrête de pleurer

Dans le ventre sont les germes

Des mondes à venir.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mercredi 25 janvier 2006

Que le Savoir est haut perché !

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Lundi 23 janvier 2006

J’ai crevé l’abcès de l’absence

Le c’est moi qui hallucine

Mémoire qui  décline

En ligne courbes l’infini

J’ai pensé la rudesse des choses

L’instant posé qui se transpose

En page que fige le temps

Amour vos baisers florilèges

Ont l’acidité du bonbon

L’aveuglante pâleur des neiges

La grâce des fleurs en boutons

Les bras en croix sur l’anathème

Les rêves mouillés de je t’aime

L’ardeur cinglante des garçons

L’entre deux gins sans glaçons

Tu perds la rive et sous les eaux

Tu dis le baiser à l’ondine

La fée poisson au cri d’oiseau

Dans les nuances bleues marine

J’ai crevé l’abcès de l’absence

L’âme voguant aux confluences.

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Samedi 21 janvier 2006

Es tu la Rose Mystique

Ange qui entrouvre les cieux

Es tu la muse lyrique

Vestale gardienne du feu

Tu sais la parole sacrée

Que tous les fous tous les prophètes

Aux marges des humanités

Hurlèrent aux raisons bien faites

Tu es le blanc et puis le bleu

Et la Madone et puis lArchange

Epouse et soeur et mère des anges

Féconde des âges radieux

Ton front est ceint du diadème

Dor de diamant et daméthyste

Dans ta main est la fleur du ciste

Reine qui vainc les anathèmes

Soeur de Circé la magicienne

tu seras ma fée marraine

Au creux de ta main souveraine

je boirais leau de mon baptême

Alors ailleurs et autrement

Je deviendrais ton frère amant

De nos deux âmes entremêlées

Naîtra lesprit dUnicité.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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