Fatum
Guetter l’agonie d’un soleil moribond
Sur la dune fuyante
L’or pâle du ciel se noyer dans la nuit
Le long gémissement des sables infinis
La pensée qui échoue aux portes des déserts
Fermer les yeux enfin pour faire taire les cris
Sous le fouet du vent le frisson du silence
Avancer pas à pas sur d’invisibles traces
Ne pas se retourner oublier les chansons
Tous ces airs de guitares qui nous firent danser
Filer avec le temps
Avec la vie qui lasse
Avancer vers ce point que l’horizon déplace
Icare est retombé sur les terres de l’oubli
Comme un oiseau brisé dans l’élan de l’envol
Une rose a pleuré sur sa robe d’épines
Ses pétales emportés par le souffle du temps
Guetter le miroir qui trompe et qui fascine
Sous la lumière fuyante
La trop pâle figure se noyer dans la nuit
Le long gémissement des peines infinies
L’amour qu’on a trompé plus souvent qu’à son tour
La vie qui s’est ridée comme un chemin de sable
Tous ces airs de guitares qui nous firent oublier
Que l’ombre toujours passe sur l’or dansant
des blés
Avec la vie qui se défait
Immobile
Devant l’horizon que déplace
L’aveuglement de nos pensées.
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