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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Vendredi 8 décembre 2006

Aux urnes citoyens !

Mieux vaut en rire qu’en crever

Des discours fait à la retape

De nos politiques avariés,

Et des gogos qui font la claque.

Le poil du populo sent bon

Quand vient le temps de faire sa place

A grands coups de y’a qu’a faut qu’on,

Et les idées à la ramasse.

Le citoyen est électeur

Préparons l’urne camarades

Voici les marchands de bonheur,

La criée à la cantonade.

On réglera tous les problèmes

Même ceux qui n’existent pas

Chers con-citoyens on vous aime,

Y’en a pour tous n’vous battez pas.

Je vous le dis à coup d’karcher

On va faire le monde nouveau,

Parole aux jurys populaires,

Ah vous verrez ça va êt’es beau.

Mais comment faire pour s’décider ?

Ils nous veulent tous tellement de bien,

Franch’ment c’est dur d’aller voter,

A qui dédier son p’tit bulletin ?

Mes amis j’ai la solution !

Il faut pacser Ségo-Sarkho,

Plus besoin de révolution,

La reine le roi, allons, allons !...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mardi 5 décembre 2006

1954, le déserteur. 2006 notre beau pays de France se prépare à élire son(sa) Président(e), clin d’œil à Boris et Mouloud’.

Monsieur le Président

Je vous fais ce courriel

Pour vous dire l’essentiel

D’une de dix huit ans

Je viens de recevoir

Ma carte d’électeur

La république à l’heure

M’appelle à l’isoloir

Monsieur le Président

Je n’irais pas voter

N’en soyez pas fâché

J’me fous des Présidents

Mon père est au chômage

Ma mère est à la traîne

Je vous parle sans haine

Tant pis pour le dommage

Je n’ai que dix huit ans

Déjà le cœur amer

J’ai trop vu de galères

En aussi peu de temps

Monsieur le Président

Le monde est plein de guerres

Et puis se meurt la terre

Que faites- vous vraiment

Quel est notre avenir

Quelle sera notre place

Dans votre carré d’as

Nous nous voulons grandir

Alors en attendant

Nous irons dans les rues

Nous marcherons pieds nus

En riant et chantant

Nous en avons assez

Des misères et des armes

Des peines et des larmes

Des cœurs assassinés

Monsieur le Président

Nous n’irons pas voter

Vous en serez fâché

Que ferez-vous vraiment

Prévenez  vos confrères

Que dans tous les pays

Il en sera ainsi

Tous les jeunes sont frères

Messieurs les Présidents

Des conseils planétaires

Qui gouvernez la terre

Ecoutez vos enfants.

 

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 3 décembre 2006

Extrait de Cities---

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre6793.html

Oh Metro !

De la gueule du métro

Politain politaine

Comme du fond d’un caveau

Ou d’une tripe trop pleine

S’écoulent par hoquets les flots

Des nausées métropolitaines

Dans la gueule du métro

Politain politaine

Comme au fond d’un tombeau

Ou d’entrailles inhumaines

S’engouffrent par vagues les flots

D’humanités incertaines

Digestions métropolitaines

Renvois métropolitains

Vains transits

Underground exit

Le ventre de la ville est chaud

Dans le grouillis de ses boyaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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