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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Jeudi 17 novembre 2005

Photo Jean-Chrisrophe ATTARD. www.objectif-corse.com

Corsica

Ô Fra !

De l’île aux mirages

Où méduse épousa les pierres

Où l’on entend dans les vallons

Le cri des streghe qui épouvante les nuits

Où tout est vrai

Car tout est faux

Et cette putain de race

Qui nous colle à l’âme

Qui nous englue dans le mystère

De ces fil qui s’entremêlent

Nœuds que toutes raisons récusent

De cette île au horizons variables

Qui montrent et l’or et le plomb

De ce silence violent posé sur les eaux

Sous d’immémoriales lunes rousses

De cette île fantasmatique

Rocher propitiatoire que nul sacrifice n’apaise

Table d’or de l’arche qui se dévoile et disparaît

Médée dit on la visita

Circée en fit son apanage

Et moi dans un retour que j’ai cru vouloir

Je bois l’amère liqueur des magiciennes

Que le trismégiste lui-même distilla

Da questa Terra nustrale, ohimé

Ti salute !

Ô surella !

De l’île d’ombres et de lumières

De l’île aux souffles

Couronnes invisibles des roches fantasmatiques

Gorgones pétrifiées

Dressées dans une ultime supplique

De la terre de notre mystère

Où toutes vérités vont voilées

Où le murmure des eaux chante d’étranges prières

Da questa terra nustrale, ohimè

Ti salute 

Ô Mà

De cette montagne dans la mer

Terre gorgée des sangs mêlés des peuples de mémoires

Autel des sacrifices atlantéens

De cette Thulé méridionale

De cette île aux mille odeurs

Trop blanche

Trop noire

Comme les couleurs de son drapeau

De cette Kyrné qui ne se prend pas

Qui se donne parfois

Qui se refuse souvent

Prodiguant son amour avec la même violence que ses haines

Da questa Terra nustrale, ohimé

Ti salute !

 

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mardi 15 novembre 2005

Dans cette Chanson le groupe Corse L’ARCUSGI, fait le lien entre le Pays Basque et la Corse, terres d’identités, de mémoires, de libertés. 

 

Askatasunera

 

Quale si ? Eskualduna naiz
D'induve si ? Mendiko gizon naiz
U to paese, cumu si chjama ?
Euskadi ene herria da

 

Nor zara ? Eiu so corsu
Nungoa zara ? Vengu d'un paisolu
Zein da zure / Herriaten izena ?
U mo paese / Ghje CORSICA

 

Ripigliu :

 

SIMU FRATELLI
ANAIAK GARA
CIRCHEMU A STRADA
ASKATASUNERA

 

U populu corsu / Campa di stonde amare
D'ii nostr'antenati / A lingua si more
L'usu nustrale / Di campà
Senza rivolta / Smariscerà

 

Baita / Nere herrian
Bainan euskara / Beti bizi da
Eskualdunak izan / Nahi dugu
Presoak etxean / Nahi ditugu

 

Ripigliu :

 

SIMU FRATELLI
ANAIAK GARA
CIRCHEMU A STRADA
ASKATASUNERA

 

Ghje ora ava / Tutt'inseme
Per noi / Di custrui l'avvene
E di lottà / Senza piantà
Sin'à l'alba / Di a LIBERTA

 

Jeiki jeiki / Denak extean
Orain ibili / Gara bidean
Haurrek gurekin / Herriarentzat
Eskuz esku / Askatasunera

 

Paroles de J.M. ET M. CAMURATI

 

L'arcusgi
album: In vivu, a fianc' à voi. (2002)

 

Très belle chanson, n’hésitez pas , achetez l’album.

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 13 novembre 2005

J’TE CRACHE MES MOTS !

J’te crache mes mots

J’te dis trop haut

Ce que t’aimes pas

Qu’on dise de toi

Si tu veux pas

Que j’sois pour toi

L’unique amant

Y’a pas d’lézard

Au firmament

Du grand bazar

T’emmerdes pas

Fous ton bordel

Fais toi la belle

Déploie tes ailes

J’te crache mes mots

Quand tu gémis

Qu’t’a rien à foutre

Des couvertures

Si tu veux pas

Que j’aille ailleurs

Y’a pas d’oursins

Dans le falzar

Du père fouettard

Fais tes valoches

Bonsoir l’amour

T’emmerdes pas

Y’aura toujours

Un autre jour

J’te crache mes mots

Sur ta vitrine

Quand ton rimmel

Qui dégouline

Te fais la gueule

En peau de bois

Quand ton miroir

Chiale avec toi

Sur les déboires

De tes humeurs

T’emmerdes pas

J’te crache mes mots

Une dernière fois

Le cache- misère

C’est pas pour moi

Et si tu pleures

C’est bien sur toi

M’emmerde pas.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Vendredi 11 novembre 2005

Princesse enamourée

Livrée à l’encan des désirs

Promise aux pires du destin

Promise au fer de l’assassin

Promise aux remises dorées

Enfant

           Bafouée

                         Blessée

                                      Meurtrie

Pourtant Ô pourtant

Q’hurlent les vents sur les granits

Quand la camarde cruelle nourricière

Gaveuse des charniers de l’innocence

S’émeut et pleure

Les cœurs souillés par l’indécence

Pourtant Ô pourtant

Au temple secret gardé par les chimères

Où nul jamais ne vit les lumières du jour

Dans l’alcôve sans retour

J’ai dis sur ton corps les prières

Les mots défunts

Les notes mortes

En contrepoint aux anathèmes

Les ailes de la nuit seront nos messagères

Nous rêverons sous le blanc linceul

Epaves sur la mer des gisants.

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mardi 8 novembre 2005

Creuse, creuse,

OrchidéE !

Esprit troublant qui trouble.

Cœur malade des maladresses,

Dans le confus et le sombre.

Corps qui tremble.

Peau qui pleure.

Doigts crispés sur l’illusion des éblouissances.

Que retiens tu, au fond du ventre de douleurs,

Le mal qui ronge ?

Fantômes qu’étreignent tes cuisses,

Dans la solitude des draps.

L’œil qui dit la tristesse des soirs.

La main qui cherche la forme impensable.

Frêle et coriace comme l’ortie,

Comme la fleur du diable,

Rieuse des souffrances.

Princesse courtisée des âmes de faiblesses,

Qui pose, qui parade !

A l’heure où s’efface le fard,

Dans la chambre solitaire,

L’enfant qui pleure ;

L’enfant, toi, ma sœur !

Insoutenable face à face.

La blessure dans le cœur,

Le cœur posé dans la main,

Offrande des sacrifices.

OrchidéE du pays des délices

L’ombre brune glisse

Quand dans le gris se meurt le jour

Mourante oh mourante promesse de l’amour.

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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