
Vision (en verres à pieds, de muscat doré).
Les rires sont amers
Et les joies désespèrent
Crois moi frère crois moi l’amour est apostrophe
Le poète à beau nous conter dans ses strophes
Des matins triomphants
Aux gazouillis chantants
Nous qui savons toutes les peines
Nous qui savons toutes les haines
Nos regards s’en vont au-delà des collines
Sous des ciels endeuillés sous des lunes opalines
Chercher l’âme du monde
Ailleurs qu’aux mappemondes
Dans des forêts d’absences sur des mers sans fin
Preux cavaliers des vents qui nous porteront loin
Nous laisserons pleurer
Les âmes des damnés
Nos chaînes enfin brisées
Sous des azurs immenses
Nous partirons oiseaux vers d’infinies vacances
Entends-tu ce murmure
Cette voix qui susurre
Cristal
Idéal
Poli
Uni
Dans une apothéose connue seulement des anges
Loin des fanges
Nous verrons s’établir l’éternelle cité
Tant rêvée !
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