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Texte Libre

Un soir de demi-brumes à Londres

Un voyou qui ressemblait à

Mon amour vint à ma rencontre

Et le regard qu’il me jeta

Me fit baisser les yeux de honte…

 

Au tournant d’une rue brûlant

De tous les feux de ses façades

Plaies du brouillard sanguinolent

Où se lamentaient les façades

Une femme lui ressemblant…

 

C’était son regard d’inhumaine

La cicatrice à son cou nu

Sortit saoule d’une taverne

Au moment où je reconnus

La fausseté de l’amour même…

 

J’ai pensé à ces rois heureux

Lorsque le faux amour et celle

Dont je suis encore amoureux

Heurtant leurs ombres infidèles

Me rendirent si malheureux…

 

Mon beau navire ô ma mémoire

Avons-nous assez navigué

Dans une onde mauvaise à boire

Avons-nous assez divagué

De la belle aube au triste soir…

 

Voie lactée ô sœur lumineuse

Des blancs ruisseaux de Chanaan

Et des corps blancs des amoureuses

Nageurs morts suivrons-nous d’ahan

Ton cours vers d’autres nébuleuses…

 

Apollinaire  La chanson du mal aimé (extrait).

 


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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Vendredi 20 janvier 2006

Six years ago, i remember ..

La Fille de Montesor’

Défenderesse du trésor

Ange dans un ciel pur

Ame aux bleus d’azur

Son cœur dans le tourment

Scellera le mystère

La douleur des amants

L’ombre sous la lumière

La Fille de Montesor’

Dans ses yeux des lueurs d’ors

Une fleur dans le vent

Papillon dans un printemps

Son corps dans le tourment

Scellera le mystère

La passion des amants

La mort cachée derrière

La Fille de Montesor’

Dans ses larmes la lumière

Un chagrin qui désespère

Un froid grand comme l’hiver

Dans son esprit le tourment

Révélera le mystère

Aux ors rouges du ponant

Resplendira son trésor !

 

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Mercredi 18 janvier 2006

 

Enfant tes yeux s’écarquillent

S’ouvrant aux mystères

Oubli le monde ancien

Regarde sans crainte

Sois l’épervier et sois l’anneau

La parole vient des enfers

Prends l’invisible main

Le signe alors montrera son visage

Monstre apparaîssant et s’évanouissant sans cesse

Brassant toujours la fatalité de nos destins

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Dimanche 15 janvier 2006

Allons zenfants

« Tout est pour le mieux dans le meilleur des monde »

Vive notre société démocratique et libérale

Société croupion de sécurité sociale

Tu as le droit de vote tu peux donc tabstenir

De prendre une hypothèque sur ton bel avenir

On est cocus foutus baisés

On est enflé par tous les bouts

Si ten peux plus tu peux tcourber

Tas le droit de vivre à genoux

Vive les débats politiques

Les reprises économiques

Les données statistiques

Les faits dhiver

Les congés d’été

Le prêt à rêver

Les prêts bancaires

La télé câblée satellisée zappée

Les grands show publicitaires

Sans oublier lhumanitaire

Faut pas laisser les aut crever

Il est minuit docteur Kouchner

Vive notre idéal social- démocrate

Zavons tout pour ne plus penser

On sra sauvé par l technocrate

Si ty crois pas ta qu’à gerber

Fume ton bédo prends ton crack

Fous nous la paix mais si tu craques

Tu pourras t faire réinsérer

Vive les séries cache-misère

Vive les actrices siliconé

Quon des culs quon peut pas baiser

Vive la bite libératrice

Mais si toublies ta capote

Touche pas à mon pote

On veut jouir mais pas crever

Vive le latex lubrifié

Vive notre monde égalitarisé

Les jeunes tous à luniversité

Ca fra des soldats économiques

Pour businessmen boulimiques

Dla chair à pognon

Pour pas un rond

Et puis

Si tas envie de faire lartiste

On te mettra dans un ghetto

Tous les matons de la culture

Petits maîtres de lesthétique

Te feront savoir que le beau

Cest pareil à la confiture

Il faut pouvoir le mettre en pot

Et si vraiment tas pas pigé

C’est que vraiment tu es malade

Alors faudra bien te soigner

On a des psychos formidables

Allez viens…viens

 

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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Samedi 14 janvier 2006

 

 

Jai connu lange faisant la Bête

Certes sa tête était parfaite

Mais son cul valait son pesant

De tangages dans les haubans

De ses puissantes cuisses offertes

A son jardin des Hespérides

Jai pleuré sa première ride

Son œil gauche disait la lune

Indolente rêveuse

Son œil droit disait la fortune

Des étoiles fileuses

La caresse de sa main

Sur le velours des turgescences

Faisait jaillir la connaissance

Comme une source de lorage

Comme la parole du mage.

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
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