Texte Libre

CHASSES LASSES

Mon âme est malade aujourd'hui,

Mon âme est malade d'absences,

Mon âme a le mal des silences,

Et mes yeux l'éclairent d'ennui.

 

J'entrevois d'immobiles chasses,

Sous les fouets bleus des souvenirs,

Et les chiens secrets des désirs,

Passent le long des pistes lasses.

 

À travers de tièdes forêts,

Je vois les meutes de mes songes,

Et vers les cerfs blancs des mensonges,

Les jaunes flèches des regrets.

 

Mon Dieu, mes désirs hors d'haleine,

Les tièdes désirs de mes yeux,

Ont voilé de souffles trop bleus

La lune dont mon âme est pleine

 

Maurice Maeterlinck

 

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Présentation

Texte Libre

bia-levant3.jpg
The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

Les textes de ce blog sont une propriété intellectuelle et font l'objet d'un dépôt légal.

Textes  protégés par une licence Creative Commons.

Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Lundi 19 novembre 2007
Oh-Purgatoire.jpg

Oh, Purgatoire !

 

C’était un’ boîte à Montréal

Dans les années septante que dalle

On y croisait bien des vedettes

Qu’allaient meugler en Europe de l’ouest

Oh, Purgatoire !

Y’avais le cerbère de service

Un’ tête à te rendre des sévices

Au bout d’une nuit tequila

Mister Georgia

Oh, Purgatoire !

Y’avait d’l’acide sous le comptoir

Des junkies de la préhistoire

Qui t’racontaient leur Katmandou

Le geste grave le regard flou

Oh,  Purgatoire !

Et des gonzesses à repasser

Toute la soirée sur leur point G

De tabernacle en sacristie

Jusqu'à oublier leur oubli

Oh, Purgatoire !

Y’avais des apôtres de la Beat

Dés qui avaient connu Kerouac

On the road loin des bordels tristes

Et qu’avaient perdus leurs bivouacs

Oh, Purgatoire !

Moi je venais pour voir Sylvie

Ma loving girl du nouveau monde

Ses yeux qui riaient dans le gris

Son rire qui berçait ma ronde

Oh, Purgatoire !

Et quand dans l’ombre des miroirs

Montait la soul vers les étoiles

Chacun refaisait son histoire

Dans la musique noire et pâle

Oh, Purgatoire !

Et moi dans les bras de Sylvie

J’avais le rêve en rouge et moire

C’est sûr qu’j’étais au paradis

Oh, Purgatoire !

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Jeudi 8 novembre 2007
Cr--ation.jpg

Le Seigneur

 

Le Seigneur regarda l’immense de la Sphère

Et d’une main qui dit

Et le blanc et le noir

Il envoya le gris

Envelopper l’espoir

Il envoya la mort pour moissonner la vie

Il envoya la vie pour faire renaître encore

Les anges autour de lui chantaient mille louanges

Aux gouffres les démons éructaient dans la fange

L’on vit naître des saints et mourir des pêcheurs

L’on vit des cathédrales monter jusqu’aux cieux

Et des tombes profondes descendre jusqu’aux aux enfers

 

Et le monde croissait comme un fruit monstrueux

Et sa rumeur enflait nourrie de mille cris

Il s’inventa des rêves il s’inventa des Dieux

Et son souffle gonfla jusqu’aux vides infinis

Rugissant dans la guerre  ripaillant dans la paix

Embrassant tour à tour et l’amour et la haine

Faisant de tout savoir une victoire humaine

Il voulu conquérir jusqu'à l’éternité

 

Le seigneur pleura regardant les étoiles

Alors se turent les anges et se turent les démons

Et d’un geste farouche et paisible à la fois

Le Seigneur sur le monde envoya la tempête

Engloutir à jamais ce monstre en déraison.

 

Alors quelque part

Alors quelque part

Dans une boule de glaise

Une forme chanta

Magicien d’Oz magicien d’Oz

Je suis une enfant de la terre

Magicien d’Oz magicien d’Oz

Je veux naître et mourir dans le sang et la chair

Dans les poussières du vent et dans l’or des lumières

Je suis l’enfant de Vie

Seigneur que tu créas pour toutes éternités .

 

Le Seigneur frissonna entendant ces paroles

Pressant son pas céleste il tourna les talons

Vers d’autres infinités...

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Mercredi 31 octobre 2007
Novembre.JPG

Novembre

 

Lorsque les âmes s’en vont noyées,

Lumières figées au cœur de l’ambre,

Disent-ils prières aux trépassés,

Les froids fantômes de Novembre.

 

J’ai vu mourir le fruit sucré

Comme la grappe de septembre,

Tous les enfants joyeux couchés,

Dans le linceul gris de Novembre.

 

Lunes perdues aux cœurs voilés,

Parfums amers, rouges regrets,

J’ai l’âme basse au noir novembre.

 

Dans les filantes brumes bleues,

Une lueur étrange aux yeux,

Pâle amant de la mort, Novembre .

Par AïmalUn/Jean-Baptiste
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mardi 16 octobre 2007

_

Lever de Soleil sur la Tyrrhénienne
bastia-ls6.jpg
Par AïmalUn/Jean-Baptiste
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 9 octobre 2007


J’ai trop chanté la sérénade

Rossignol à toi attitré,

Ton cœur ton cœur ma Désirade

Je ne l’ai vu qu’au balconnet.

 

Ma voix devenant éraillée

Je me suis tue sous ta fenêtre,

Après avoir au ciel lancé

Un dernier à jamais peut-être.

 

En vagabondant sous la lune

Comme un Pierrot de triste mine,

J’ai fini par trouver fortune.

 

Sur une étoile en chat-perché,

Une bien jolie Colombine,

Je me suis remis à chanter.

Par AïmalUn/Jean-Baptiste
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés