Moi j’aime la nuit noire
Quand les peaux qui transpirent
Passé l’effroi du soir
Vont hurlant leurs désirs
L’œil qui boit de travers
Le mystère à l’envers
L’envie de dire je t’aime
Et ce soupçon de haine
Cette trace de rien
De je sais plus pourquoi
Trois lignes et une main
Et le destin qui va
Moi j’aime la nuit noire
Jocrisse ou clown blanc
Un sourire pour l’espoir
Un couteau pour l’amant
J’aime la traversée
A pas de loup des chairs
Dans le songe grisé
Mouvant comme la mer
Pour me noyer toujours
Dans les corps ondulants
La voile au point du jour
Et l’étoile mourant
La vague qui revient
Pleurer sur le rivage
Ressac allant sans fin
Se briser sur l’image
Moi j’aime la nuit noire
Quand la lune se voile
Lorsque s’éteint le phare
Sur des rives d’opales.






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