Le monde est une nuit aux méandres sans fin,
Je navigue incertain,
Sur les courbes infinies du temps..
ajouter un commentaire commentaires (13) créer un trackback recommander
Un soir de demi-brumes à Londres
Un voyou qui ressemblait à
Mon amour vint à ma rencontre
Et le regard qu’il me jeta
Me fit baisser les yeux de honte…
Au tournant d’une rue brûlant
De tous les feux de ses façades
Plaies du brouillard sanguinolent
Où se lamentaient les façades
Une femme lui ressemblant…
C’était son regard d’inhumaine
La cicatrice à son cou nu
Sortit saoule d’une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l’amour même…
J’ai pensé à ces rois heureux
Lorsque le faux amour et celle
Dont je suis encore amoureux
Heurtant leurs ombres infidèles
Me rendirent si malheureux…
Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir…
Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d’ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses…
Apollinaire La chanson du mal aimé (extrait).

The mind is its own place, and in it self can
make a heav’n
of Hell, a Hell of Heav’n”
Milton,Paradise
Lost.
Les textes de ce blog sont une propriété intellectuelle et font l'objet d'un dépôt légal.
Textes protégés par une licence Creative Commons.
Les chants
d'AïmalUn Sur: IN LIBRO VERITAS
Le monde est une nuit aux méandres sans fin,
Je navigue incertain,
Sur les courbes infinies du temps..

Oh, Purgatoire !
C’était un’ boîte à Montréal
Dans les années septante que dalle
On y croisait bien des vedettes
Qu’allaient meugler en Europe de l’ouest
Oh, Purgatoire !
Y’avais le cerbère de service
Un’ tête à te rendre des sévices
Au bout d’une nuit tequila
Mister Georgia
Oh, Purgatoire !
Y’avait d’l’acide sous le comptoir
Des junkies de la préhistoire
Qui t’racontaient leur Katmandou
Le geste grave le regard flou
Oh, Purgatoire !
Et des gonzesses à repasser
Toute la soirée sur leur point G
De tabernacle en sacristie
Jusqu'à oublier leur oubli
Oh, Purgatoire !
Y’avais des apôtres de la Beat
Dés qui avaient connu Kerouac
On the road loin des bordels tristes
Et qu’avaient perdus leurs bivouacs
Oh, Purgatoire !
Moi je venais pour voir Sylvie
Ma loving girl du nouveau monde
Ses yeux qui riaient dans le gris
Son rire qui berçait ma ronde
Oh, Purgatoire !
Et quand dans l’ombre des miroirs
Montait la soul vers les étoiles
Chacun refaisait son histoire
Dans la musique noire et pâle
Oh, Purgatoire !
Et moi dans les bras de Sylvie
J’avais le rêve en rouge et moire
C’est sûr qu’j’étais au paradis
Oh, Purgatoire !

Le Seigneur
Le Seigneur regarda l’immense de la Sphère
Et d’une main qui dit
Et le blanc et le noir
Il envoya le gris
Envelopper l’espoir
Il envoya la mort pour moissonner la vie
Il envoya la vie pour faire renaître encore
Les anges autour de lui chantaient mille louanges
Aux gouffres les démons éructaient dans la fange
L’on vit naître des saints et mourir des pêcheurs
L’on vit des cathédrales monter jusqu’aux cieux
Et des tombes profondes descendre jusqu’aux aux enfers
Et le monde croissait comme un fruit monstrueux
Et sa rumeur enflait nourrie de mille cris
Il s’inventa des rêves il s’inventa des Dieux
Et son souffle gonfla jusqu’aux vides infinis
Rugissant dans la guerre ripaillant dans la paix
Embrassant tour à tour et l’amour et la haine
Faisant de tout savoir une victoire humaine
Il voulu conquérir jusqu'à l’éternité
Le seigneur pleura regardant les étoiles
Alors se turent les anges et se turent les démons
Et d’un geste farouche et paisible à la fois
Le Seigneur sur le monde envoya la tempête
Engloutir à jamais ce monstre en déraison.
Alors quelque part
Alors quelque part
Dans une boule de glaise
Une forme chanta
Magicien d’Oz magicien d’Oz
Je suis une enfant de la terre
Magicien d’Oz magicien d’Oz
Je veux naître et mourir dans le sang et la chair
Dans les poussières du vent et dans l’or des lumières
Je suis l’enfant de Vie
Seigneur que tu créas pour toutes éternités .
Le Seigneur frissonna entendant ces paroles
Pressant son pas céleste il tourna les talons
Vers d’autres infinités...
Une nouvelle rubrique photos et images sur Aïmalun
ARTetFACT
Merci de votre visite
Comment faire pour venir en corse ? C'est trés simple, comme tout le monde...
En prenant une ligne maritime régulière, avec le navire amiral de la flotte SNCM, "Le Napoléon Bonaparte.

Ou bien une ligne aérienne, avec un avion de la CCM.

Ou, si vous êtes un gentil membre avec le Club med 2.

Ou, comme Athina Onassis, en empruntant le yacht mythique de feu son grand-père Aristote, le "Christina O".

Ou bien comme Nicolas S, avec le jet privé d'un ami.

Alors à bientôt, vous ne serez pas déçu c'est magnifique !
Commentaires