Texte Libre

CHASSES LASSES

Mon âme est malade aujourd'hui,

Mon âme est malade d'absences,

Mon âme a le mal des silences,

Et mes yeux l'éclairent d'ennui.

 

J'entrevois d'immobiles chasses,

Sous les fouets bleus des souvenirs,

Et les chiens secrets des désirs,

Passent le long des pistes lasses.

 

À travers de tièdes forêts,

Je vois les meutes de mes songes,

Et vers les cerfs blancs des mensonges,

Les jaunes flèches des regrets.

 

Mon Dieu, mes désirs hors d'haleine,

Les tièdes désirs de mes yeux,

Ont voilé de souffles trop bleus

La lune dont mon âme est pleine

 

Maurice Maeterlinck

 

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Présentation

Texte Libre

bia-levant3.jpg
The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

Les textes de ce blog sont une propriété intellectuelle et font l'objet d'un dépôt légal.

Textes  protégés par une licence Creative Commons.

Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 1 mars 2009

La lune rit aux creux des songes

Pour s’endormir au matin bleu…

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 15 février 2009

« Il ne faut pas perdre de vue que notre âme est souvent, à nos propres yeux, une puissance très folle, et qu’il y a en l’homme bien des régions plus fécondes, plus profondes et plus intéressantes que celles de la raison et de l’intelligence. »

Maurice Maeterlinck.

 

 

L’imaginaire pend aux rideaux

Vos jambes croisent et se décroisent

Mille raisons mille prétextes

Et vos discours de logique

Votre grande manipulation

Je préfère mes délires vagabonds

Aux exégèses de vos analyses

Mes illuminations embrouillées

Aux diktats de vos compassions

A l’intelligence lumineuse de vos rhétoriques admirables

Le mot qui viole le discours

La main qui prend sans réfléchir

L’oreille qui n’entend plus

Que le mugissement du sang dans mes artères

La parodie sentimentale est passée sous la table

Dans le dédale des pieds de chaises

Sur le parquet de chêne vernis

Vidons les poubelles de la mémoire

Mais archivons

Soyons raisonnables

Et la raison se penche sur l’enfant malade

Elle pose ses mains de raison sur le front brûlant

Ses mains de brave fille studieuse

Ses mains d’ignorance

Madame ma raison

Il y a des jours où vous êtes fringuée comme une pute

Comme une intelligence sans histoire

Qui racole sur les trottoirs du temps

Les pieds dans les talons de l’autorité

Vous rangez vos souvenirs avec vos sous-vêtements

Dans des tiroirs élastiques

Vous nettoyez les indélicatesses

Avec la rigueur d’un procès verbal

Je préfère mon imagination à vos mascarades

Je traque vos vérités dans les nuits troubles

J’étrangle sans haine vos idées bien faites

Je disparais dans les brumes glacées

Prédateur des carnets sans notes

Des pages vierges

Madame ma raison

Je vais nager entre les eaux de ton souffle

Comme une forme changeante

Comme une éponge ivre

Dans le pacte du vertige

Dans le reniement des impostures

Au creux de la blessure

Rire et rire encore

Je consumerais mes ardeurs à fouiller tes recoins d’ombre

Jusque dans tes entrailles les plus secrètes

Dans le ventre où gisent  tes douleurs

Dans les fumures bleues de tes affres

Je verrais ce qu’il y a !

Madame  ma raison

Vêtue de strass et de toc

Demain j’aurais la lame assassine

Celle qui lacère les beaux habits

Qui rouvre les cicatrices bien faites

Qui met à nues les chairs de vérités

La main extirpeuse

Des chancres enfouis

Dans le déchirement des non-dits

Alors

L’âme murmurant la prière des agonisants

Sur le front de l’enfant malade

Posera l’éternel baiser

L’œil au fond du gouffre

Regardera s’élever dans un ciel de lumière

L’aile des aubes immaculées.

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 28 décembre 2008

Cœur d’Hiver

 

 

La neige vire au gris

Le temps est bien maussade

Et le vent tord sans bruit

Les pâles palissades

De mon cœur désuni

 

L’oiseau dans un sanglot

Meurs d’oubli sous la branche

Le ciel est triste et beau

Comme un ciel de dimanche

Lorsque le cœur est gros

 

Et je rêve tes yeux

Qui rient sous les tropiques

D’un pays où les cieux

Ont des éclairs magiques

Quand le cœur est heureux

 

Mais mes  yeux s’ouvrent ici

Dans les brumes filantes

D’une froidure sans bruit

D’une nuit sans attente

Lorsque le cœur gémit.

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires - Recommander
Jeudi 25 décembre 2008
Par AïmalUn/Jean-Baptiste
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Samedi 20 décembre 2008

Oh!

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés