Texte Libre

Fontaine aux oiseaux fontaine profonde

Fontaine froide ainsi que les eaux sans amour

On y vient par les airs des quatre coins du monde

Jouer dans l’eau légère et la lumière blonde

Qui vous font oublier le jour

 

Fontaine aux oiseaux fontaine démente

Fraîche comme la mort le mensonge et le miel

Le songe de la sauge et le parfum des menthes

Dégriment du soleil dégrisent des tourmentes

Les pèlerins ailés du ciel

 

Fontaine du rêve où meurt la mémoire

Où tournent les couleurs du beau monde volant

Doux mentir de tes eaux poésie ô miroir

Fable entre les roseaux les oiseaux y vont boire

Excepté l’oiseau noir et blanc

 

Si l’oiseau blessé la source méprise

Cette aronde est mon cœur et qui la va chassant

Qu’il assure sa fronde et sache qu’il me vise

Pour avoir préférant la vie à la feintise

Préféré le sang à l’encens

 

Aragon ,Contre la Poésie Pure  in Les Yeux d’Elsa

 

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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 16:59

Je t’aimerai comme on devine

Le cœur tremblant à l’entre deux

La voix qui berce et qui décline

Tous les tempos des jours heureux

 

Je plongerai dans tes prunelles

Pour voir ton cœur en dedans

Rire la vie encore plus belle

Comme la rêve les enfants

 

Je ferai pleurer les guitares

Je ferai chanter les violons

Pour mettre nos vies en chansons

Pour faire fleurir notre histoire

 

Je t’aimerai comme on respire

Le corps blotti tout contre soi

La main qui caresse et chavire

Dans les courbes de l’entre toi

 

Je danserai sur tes sourires

Comme un soleil sur l’horizon

Comme le souffle d’un zéphir

Entre les ailes du papillon.

 

Mais l’ombre grise des nuées

Dans le silence et dans le froid

A jeté sur la terre mouillée

Quatre ailes en croix.

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 06:35

Je meurs de mon unique amour

Audrey la belle la très belle

Sous l’ombre portée de mes jours

Toutes mes nuits ne rêvent qu’Elle

 

Princesse de la villa rose

Posée dans l’écrin sombre et vert

A ses pieds La ville repose

Et moi mon cœur va de travers

 

Parfois lorsque je passe en bas

Je crois entendre ta parole

Me murmurer enfin tous bas

Les mots qui font mon âme folle

 

Je vais traînant par les ruelles

Je vois ton sourire sur les murs

Puis dans le vol de l’hirondelle

Ton esprit dansant dans l’azur

 

L’amour rend fou ou bien enivre

La vie  est une déraison

La fleur qui tremble sous le givre

L’or qui pleure sous le feu du plomb

 

Audrey je te veux pâle et nue

Tout contre moi nos corps tremblants

Quand sera le chœur des vertus

Ferons la danse des amants

 

Que le diable me le pardonne

Si tu m’aimais je deviendrais

Plus fidèle qu’un métronome

Sous la musique de l’archet

 

Je meurs de mon unique amour

Audrey ma belle ma très belle

Quand l’ombre descend sur le jour

Mon âme alors reploie son aile

 

Comme un cygne dans le couchant

Je redescends vers les eaux basses

Je suis un naufragé du temps

De l’amour qui passe et s’efface

De l’amour qui passe et s’efface

 

Je t’aime encore Audrey pourtant…

 

 

 

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 19:51

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La ligne de ton coeur va plongeant vers les ombres

Quand ton amour se noie dans l’eau amère et sombre

Où l’a précipité la houle de ton âme

Tes yeux deviennent alors comme deux mornes flammes

Qui ne devinent plus que l’obscur des jours

Dans les silences hurlants du désert de tes nuits

Tu te perds dans des rêves aux étranges contours

Livrant tes chairs mouillées aux amants de l’ennui

Tes doigts dont la morsure fait tressaillir ton corps

Il y a pourtant en toi cette aurore clandestine

Voulant boire au matin les rayons du soleil

Pour libérer enfin de ces nuits assassines

Ton corps pâle et tremblant qu’étouffe le sommeil

Et que se pose enfin sur l’ombre de ta lèvre

La bouche de l’amant en habit de lumières

Qui te fera danser dans les ors de ses fièvres

Amante enamourée

Que la clarté habille.

 

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 17:55

 

jb 029

 

Les chemins de ma solitude

Dans les forêts de givres blancs

Se perdent sous les latitudes

De soleils mouillés tremblants

Courant comme un lièvre de mars

Pour  n’avoir pas tué le temps

Des souvenirs que l’on amasse

De sentiments en sentiments

Je partirais vers d’autres lunes

Avec un Pierrot de rencontre

Amant blasé des infortunes

De la vie qui la joue toujours contre

L’amour qui file entre les doigts

Comme une poussière d’étoiles

Le cœur filant cerf aux abois

A faire chialer les cigales

J’ai tant et tant rêvé de toi

Fille des sources granitiques

Dansant aux lumières de ta voix

Dans mes ivresses éthyliques

Pour finir la gueule en bois

Sur les bois de l’ordre public

Les chemins de ma solitude

Noyés dans l’eau salée des grèves

L’écume comme certitude

D’une couronne blanche et brève

Une noyade dans les eaux

Brasseuses des rêves échoués

Ô mon amour ô mon  bateau

Qui meurt le cœur touché coulé

Quand meurt dans les draps le hasard

 De la rencontre d’une nuit

Entre l’absence et puis l’oubli

Entre deux pleurs sous le fard

Les chemins de ma solitude

Je pousserais jusqu’au bout là

Où s’en vont danser les colombes

Dans un ciel gris au soleil bas

Quand commencent à pleurer les tombes

Ô mon amour décapité

Dans l’ombre de mes reculades

J’ai conjugué le verbe aimer

La mort dans les violonades

Des chemins de ma solitude.

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 09:31

 

vincent vangoghVincent

 

Je regarde souvent les grands jours de tristesse

La chambre de Vangogh  aux couleurs éclatées

Ce petit lit de bois qui rappelle l’enfance

Et ce miroir au fond acheté à l’encan

D’une fête joyeuse

Et ce jaune toujours

Comme un soleil d’oubli

La maison de lumière

Qui resplendit la vie

Les couleurs torturées

Les courbes infinies

Qui font la nique

Aux gris sales du temps

Les visages profonds

Les mirages inouïs

D’un œil qui voit la tombe

Et qui pourtant souri

Les arbres dénudés qui pleurent sous les soleils

Vincent faiseur de merveilles

Quelques couleurs pour l’infini

Un peu de plomb pour le sommeil

Tous les soubresauts d’une vie.

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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