Texte Libre

CHASSES LASSES

Mon âme est malade aujourd'hui,

Mon âme est malade d'absences,

Mon âme a le mal des silences,

Et mes yeux l'éclairent d'ennui.

 

J'entrevois d'immobiles chasses,

Sous les fouets bleus des souvenirs,

Et les chiens secrets des désirs,

Passent le long des pistes lasses.

 

À travers de tièdes forêts,

Je vois les meutes de mes songes,

Et vers les cerfs blancs des mensonges,

Les jaunes flèches des regrets.

 

Mon Dieu, mes désirs hors d'haleine,

Les tièdes désirs de mes yeux,

Ont voilé de souffles trop bleus

La lune dont mon âme est pleine

 

Maurice Maeterlinck

 

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The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

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Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 1 novembre 2009

TOUSSAINT

 

 

A la toussaint au cimetière

On va pleurant les êtres chers

Quand on n’a pas de disparus  

On fleurit la tombe inconnue

 

La jeune éplorée qui s’affaisse

Posant imprudemment la fesse

Sur le marbre froid du tombeau

Ignore-t-elle que les corbeaux

Qui hantent tous les cimetières

Ont parfois des élans pervers

 

A la toussaint entre les tombes

Juste avant que le soir ne tombe

Entre les vivants et les morts

Il n’y a plus raisons ni torts

 

La jeune éplorée qui se baisse

Découvre l’orbe de ses fesses

Tombeau tombeau noir et muet

La belle arrête de pleurer

Entre le vivant et le mort

Oublie tes regrets sans remord

 

A la toussaint au cimetière

On va  pleurer un être cher

Puis l’on rencontre un inconnu

Et l’on oubli le disparu.

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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Mercredi 30 septembre 2009

Que jamais d’écrire ma main ne se lasse

La page obscure où l’esprit place

Les mots que l’âme chasse

 

Toutes les pensées déversées

Les rêves morts  ré-enfantés

Les maux mot à mot épelés

 

La main qui va perdant la trace

Le cœur qui vient faisant main basse

Sur un amour que l’on ressasse

 

Les plages mortes où pleurent les vents

Tous les sanglots des océans

Et le fracas des sentiments

 

Mon beau navire  chasseur de lunes

Porte pendus au mât de hune

Pendules noirs  de la nuit brune

 

Dans l’ombre tremble au clair des yeux

Toutes les splendeurs et les feux

Tous les rires bleus des amoureux

 

Que l’âme obscure où l’esprit chasse

Jamais d’écrire ne se lasse

La page que les mots ma main place.

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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Jeudi 9 juillet 2009

Hozotte. Aquarelle, barque au bord de l’étang 48X63.Hôtel des ventes des graves.

 

La barque à l’amarre

Dort au mort des mares

Dans l’ombre qui mue

 

Feuillards et ramures

La fraîcheur murmure

Et rien ne remue

 

Sauf qu’une main lasse

Un instant déplace

Un instant pas plus

 

La rame qui glisse

Sur les cailloux lisses

Comme un roman lu.

Aragon in « Le  Roman inachevé »

Par AïmalUn/Jean-Baptiste
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Dimanche 28 juin 2009


Je vous avais déja parlé de Jean Venturini, jeune poète de 19 ans disparu en Méditérranée le 16 juin 1940 à bord du sous-marin Morse.
Son unique recueil était introuvable, la seule trace que nous avions de lui était le poème "Sang " que Pierre Seghers avait publié en dernière page de  son livre d'or de la poésie Française.
Nicole Dubus Vaillant a retrouvé chez un ancien camarade de jean Venturini un exemplaire de l'époque. Elle a donc republié Outlines aux éditions Vaillant tout récemment. Merci à elle d'avoir fait resurgir du fond des eaux amères, ce trésor englouti.
Je vous livre ici un poème du recueil, etrangement prémoitore, "Farewell".





Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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Dimanche 10 mai 2009


Comme l’abeille butineuse

Au cœur du ciste posée

Je reviendrais mon amoureuse

Un matin ton cœur butiner

 

Cœur endormi en sa corolle

Un seul baiser pour l’éveiller

Pour faire renaître sans paroles

L’amour de ce cœur retrouvé..

Par AïmalUn/Jean-Baptiste - Publié dans : aimalun
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