Dimanche 27 mars 2011
7
27
/03
/Mars
/2011
17:55
Les chemins de ma solitude
Dans les forêts de givres blancs
Se perdent sous les latitudes
De soleils mouillés tremblants
Courant comme un lièvre de mars
Pour n’avoir pas tué le temps
Des souvenirs que l’on amasse
De sentiments en sentiments
Je partirais vers d’autres lunes
Avec un Pierrot de rencontre
Amant blasé des infortunes
De la vie qui la joue toujours contre
L’amour qui file entre les doigts
Comme une poussière d’étoiles
Le cœur filant cerf aux abois
A faire chialer les cigales
J’ai tant et tant rêvé de toi
Fille des sources granitiques
Dansant aux lumières de ta voix
Dans mes ivresses éthyliques
Pour finir la gueule en bois
Sur les bois de l’ordre public
Les chemins de ma solitude
Noyés dans l’eau salée des grèves
L’écume comme certitude
D’une couronne blanche et brève
Une noyade dans les eaux
Brasseuses des rêves échoués
Ô mon amour ô mon bateau
Qui meurt le cœur touché coulé
Quand meurt dans les draps le hasard
De la rencontre d’une nuit
Entre l’absence et puis l’oubli
Entre deux pleurs sous le fard
Les chemins de ma solitude
Je pousserais jusqu’au bout là
Où s’en vont danser les colombes
Dans un ciel gris au soleil bas
Quand commencent à pleurer les tombes
Ô mon amour décapité
Dans l’ombre de mes reculades
J’ai conjugué le verbe aimer
La mort dans les violonades
Des chemins de ma solitude.
Commentaires