Présentation

Texte Libre

« Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.

Cœur léger cœur changeant cœur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent… »

Louis ARAGON  ( Est ce ainsi que les hommes vivent )

Images Aléatoires

Commentaires

Album photos

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

.

bia-levant3.jpg
The mind is its own place, and in it self c
an make a heavn of Hell, a Hell of Heavn
Milton,Paradise Lost.

Les textes de ce blog sont une propriété intellectuelle et font l'objet d'un dépôt légal.

Textes  protégés par une licence Creative Commons.

Les chants d'AïmalUn  Sur: IN LIBRO VERITAS

Dimanche 20 avril 2008


Jouer avec nos mots

Comme l’acrobate avec le saut de l’ange

Lorsque la mort regarde le spectacle

Jouer avec nos corps

Lorsque l’ange fait la bête

Jouer avec nos corps sans l’entrave

Comme l’eau roulante des gaves

Sur la pierre éclaboussée de lumière

Jouer en toi qui te joue en moi

T’éclabousser toi

Qui m’éclabousse

Toi qui me pousse aux bouts des nuits

Aux bouts des marges où sont les gouffres

Jouer à jouir

Jouir de jouer

Des yeux comme des lunes

Qui voient le noir et pleurent le jour

Ton corps toujours qui revient

Comme un ressac violent

Comme une eau qui monte et qui prend

Jouer avec ta vague

Lorsque tremble la chair

Jouer ensemble

Toi qui tant et tant

Habite mes nuits

Habille mes nuits

Toi qui tant et tant

Déshabille mon cœur

Qu’enlacent tes bras blancs

Jouer ton ventre sur le mien

Comme le vent sur l’océan

Qui fait blanchir dans la lumière

Les eaux chantantes d’outremer

Jouer avec le temps

Parce que la mort est à l’affût

De nos vies brèves

Alors nous diront le rêve

Les yeux au creux des yeux

Lorsque naissent les ombres

Jouer au jeu

Des je qui se ressemblent

Ensemble.


par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Dimanche 13 avril 2008

 

 

Les Sept Epées d’un Capitaine

 

 

 





La première illégitime

Qui dit- on aveugle devint

Fut conçue entre l’âne et le foin

Des désirs d’une péronnelle

Pour les gloires d’un capitaine

 


La seconde du vif-argent

Prémices des gloires Divines

De son époux fera un rôt

Pour l’enfer que Satan anime

Yahvé trembla en l’accueillant

 


Le troisième pour porter beau

Exulta dans la limonade

Le corps chevillé au bistrot

Il sacrifia ses désirades

A tous les revers de drapeaux

 


Le quatrième comprit tôt

Tout le funeste du présage

Et s’écarta tout aussitôt

De cette couvée de sauvages

Abandonnant son frère jumeau

 


Le cinquième osa s’attaquer

Au privilège indiscutable

Du pater qui pétait à table

Hélas ce crime inexpiable

Le fit sombrer dans la folie

 


Le sixième faut-il le taire

Ame incomprise doux délire

Rêve de rose féminin

Bas en résille souliers satins

Et n’a qu’un œil pour le dire

 


La septième enfant s’énivra

Buvant le vin de son baptême

Moitié méduse moitié sirène

Elle abreuva de ses blasphèmes

Toutes les gloires d’un capitaine

 

 

 

 






La première illégitime
Irritée parfois se déprime
Et dépose sur quelques cercueils
Sa poussière de mauvais œil



La seconde mater dolorosa
Fut aussi mère du prophète
Du paradis elle se glosa
Et mit Satan dans toutes ses fêtes



Le troisième bellâtre fut
Et engendra force artistes
Quand toute honte il eut bu
Parade avec les clowns tristes



Le quatrième que la guerre tourmenta
Point né pour être un grand guerrier
La tempête le dissipa
Avec son chien pour écuyer


Son jumeau sans sépulture
Erre à la surface des eaux
Riche tombeau belle sculpture
A celui qui ramène ses os



Le sixième promis pour être mage
Ne fut pas même un enfant sage
Car les folies orientales
Visitaient son astre fatal



La septième offrait son cœur en or
Pour cela châtiée et privée de tombe
Elle fut sur mes mains j’en pleure encore
Pour s’être appelée Colombe

 

 

 

 

 


Mais la première revient toujours

Pour tourmenter les survivants

Légitimes et sans amour

Tous iront les pieds devant.

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Dimanche 30 mars 2008

L’enfant martyrisée des lunes abyssines

Le coq que l’on égorge au chant du clair matin

Les rages invaincues aux prunelles assassines

La folie d’aujourd’hui qui enterre demain

 

Tout l’or de Cipango qui va noyer le monde

Ton cœur qui se répand sur les places alentour

Et chacun d’entre nous bien sage attend son tour

D’entrer ou de sortir de l’infernale ronde

 

Je renierais ton corps jeté dessus la pierre

Aux lignes de tes mains je lirais mon destin

J’implorerais le ciel de faire de ma prière

Un ange de noirceur briseur des lendemains

 

Je deviendrais alors le fantôme et l’obscur

L’aigle noir qui plane sur les charniers glacés

L’étrange et la douleur d’une antique figure

Qui fit se taire les dieux aux siècles trépassés

 

Sur la poitrine nue de la vierge promise

Je poserais la fleur de l’éternel verger

Pour que renaisse un jour après les aubes grises

Dans les lumières tremblantes l’amour et la beauté.

 

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Dimanche 10 février 2008

Tu es devenue l’envers d’un bien pâle décor

Tes couleurs ont fondues aux eaux sales du temps

Sur notre amour passé ton ombre qui s’étend

Eteint les derniers feux qui agitèrent nos corps

 

Et je suis devenu cette ombre de ton ombre

Dans le froid silencieux de deux cœurs qui se glacent

Se regardant sans rêves et chacun à sa place

Oublieux de l’oubli des mémoires qui sombrent

 

Oublieux des printemps où les lumières font l’ombre

Nos ombres d’aujourd’hui sont celles de la nuit

D’une nuit sans parfums sans étoiles et sans vie

 

D’une vie qui se perd dans des lambeaux d’oubli

D’une flamme tremblante qui vacille et succombe

D’un amour qui trébuche qui se meurt et qui tombe…

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (22)    créer un trackback recommander
Dimanche 27 janvier 2008

La courbe et l’insensé,

La vie qui partira,

Tous les mots épelés,

L’appelée qui s’en va.

Le temps,

Oh, le temps !

Amant insaisissable des sables et des vents,

Le corps tremblant

Sous la main griffeuse et qui caresse,

Le cœur battant

Sous la battue comme l’oiseau que blesse

Et tue,

L’archer de ma faiblesse.

La bouche qui s’entrouvre, pour dire comme un baiser

Mourant sur les lèvres défaites.

Ô mon amour, je t’ai pensée je t’ai aimée

Je t’ai vécue comme une fête.

Mon amour, froide et glacée

Et nue.

Sous la pâle clarté d’une lune d’oubli,

J’interroge les eaux des fontaines de vie,

Les larmes de l’orage, les sources de la nuit,

J’interroge les mages et le dieu qui me fit,

Et le mal et le bien et le ciel et l’enfer,

Et le souffle des dunes, tremblantes des déserts,

Tous les poissons d’argent qui enfantent les mers,

Tous les oiseaux migrants qui fécondent les terres.

Ô ma douleur !

Au soir où s’éteindront les rêves,

Lorsque pâliront les couleurs,

A l’heure brève,

Dans les yeux de la mort s’effacera le temps.

Oh, le Temps !

par AïmalUn/Jean-Baptiste publié dans : aimalun
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus